Le glossaire (A-Z)
A
ADITYA (synonyme de « soleil » en hindi) est le premier tokamak conçu et réalisé en Inde. Opérationnel depuis 1989 à l'Institut de Recherche sur les Plasmas (Institute for Plasma Research), dans l'état de Gujarat (et mise à jour en 2016 pour devenir le tokamak ADITYA-U) il conduit des expériences caractérisées par un courant plasma et des températures élevés. Voir ce site en anglais.
Agence internationale de l'énergie atomique, basée à Vienne, en Autriche. Voir le site web.
Tokamak expérimental exploité jusqu'en 2016 par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston, aux États-Unis. L'un des trois grands tokamaks nord-américains, avec DIII-D et NSTX. Voir ce site.
L'accord « Approche élargie » (Broader Approach) a été conclu en 2007 entre la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom) et le gouvernement japonais, et renouvelé en 2020. L'accord fixe le cadre pour un programme de recherche et de développement avancé destiné à soutenir ITER et la prochaine étape, DEMO.
Le tokamak ASDEX Upgrade de Garching, doté d'un divertor, est la plus grosse machine de fusion d'Allemagne. Voir le site ASDEX.
B
Métal léger de numéro atomique 4, il a été originellement choisi comme matériau de la première paroi de la couverture, mais a été remplacé en 2023 par le tungstène, un matériau mieux adapté aux futures machines « DEMO » et aux dispositifs de fusion à usage commercial.
Technique de conditionnement de la paroi. Une fine couche de bore est appliquée sur les composants face au plasma afin de réduire le rayonnement dû aux impuretés. Cette couche capturera – ou « piégera » – l'oxygène qui, sans cela, pourrait accroître les pertes par rayonnement du plasma.
C
Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Un organisme de recherche scientifique. L'Institut de Recherche sur la Fusion par confinement Magnétique (IRFM) et son tokamak WEST sont installés sur le Centre CEA de Cadarache, non loin d'ITER.
Système de contrôle qui sert d'« interface » à plus de 30 systèmes de l'installation ITER.
La fusion par confinement inertiel utilise des lasers pour comprimer une pastille de combustible, afin de l'amener à des températures suffisantes pour la fusion nucléaire.
Courant toroïdal intrinsèque généré en présence d'un gradient de pression. Il résulte des collisions entre les particules piégées et celles en transit, et a été vérifié expérimentalement au JET et au TFTR. Il s'agit d'un élément précieux pour la conception d'expériences avancées sur les tokamaks.
D
Réacteur de fusion de démonstration. Type de dispositif expérimental qui succédera à ITER et aboutira au premier réacteur de fusion capable de produire de l'énergie à des fins commerciales. DEMO produira quelques centaines de mégawatts d'électricité et utilisera toutes les technologies requises pour une installation commerciale. Voir la page Après ITER pour plus d'informations sur les projets des membres d'ITER.
Isotope de l'hydrogène dont le noyau renferme un neutron et un proton.
Le tokamak DIII-D a été développé dans les années quatre-vingt par General Atomics, à San Diego (États-Unis), dans le cadre de travaux visant à obtenir une réaction de fusion par confinement magnétique. Il est aujourd'hui exploité par General Atomics, (San Diego, Californie) pour le département américain de l'Enérgie. Voir ce site web.
E
EAST (Experimental Advanced Superconducting Tokamak) est un tokamak supraconducteur expérimental exploité par l'Institut chinois ASIPP (Hefei). Il a produit son premier plasma en 2006. Voir ce site web.
École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) dont fait partie le Centre de plasma suisse qui exploite le tokamak TCV.
European Consortium for the Development of Fusion Energy. Accord européen pour le développement de la fusion. Voir ce site.
F
G
H
C'est l'élément le plus léger, dont le numéro atomique est 1. Il se compose de trois isotopes : le protium, le deutérium et le tritium. Le protium est le plus répandu, avec une abondance supérieure à 99 %. ITER utilisera le deutérium et le tritium comme combustible pour ses réactions de fusion.
I
Le centre IFMIF-DONES (pour International Fusion Materials Irradiation Facility/DEMO Oriented NEutron Source) est une infrastructure de recherche conçue pour tester, valider et qualifier des matériaux pour les centrales de fusion de l'avenir. Il est en cours de construction à Grenade, en Espagne, financé principalement par l'Espagne, la Croatie, et le Japon. Voir ce site web.
International Fusion Materials Irradiation Facility, Naka, Japon. IFMIF est un programme de recherche scientifique international mis en place dans le cadre de l'accord d''Approche élargie dont l'objectif est de tester les matériaux susceptibles d'être utilisés dans un réacteur de fusion. Développé conjointement par le Japon et l'Union européenne, IFMIF mettra en œuvre un accélérateur de particules pour produire un important flux de neutrons destiné à tester le comportement à long terme des matériaux dans des conditions similaires à celles de la paroi interne du réacteur industriel de fusion. Des activités de qualification sont actuellement en cours (voir IFMIF/EVEDA).
L'Institut Max-Planck de physique des plasmas (IPP) en Allemagne, qui exploite le tokamak ASDEX Upgrade (Garching) et le stellarator Wendelstein 7-X (Greifswald). Voir ce site.
L'activité internationale de physique et d'ingénierie des tokamaks (ITPEA, International Tokamak Physics and Engineering Activity) fournit un cadre pour la coordination internationale des activités de recherche sur la fusion. L'ITPEA poursuit les activités de R&D en physique et ingénierie des tokamaks menées à l'échelle internationale depuis de nombreuses années, qui ont permis d'acquérir une base solide en ingénierie et en physique, essentielle à la conception de l'ITER et utile à tous les programmes de fusion ainsi qu'à l'avancement général de l'énergie de fusion. (Anciennement ITPA, le nom a été changé fin 2025.)
L'ITPEA opère sous l'égide de l'ITER. Voir la page ITPEA du site web ITER.
J
Le tokamak européen JET (Joint European Torus) était en opération entre 1983 et 2023 à Culham, au Royaume-Uni. Berceau de nombreux records de fusion nucléaire, JET a largement contribué à la préparation de la construction et de l'exploitation d'ITER. JET a cessé de fonctionner au mois de décembre 2023. Pour plus d'informations sur le projet de démantèlement (2024-2040), consultez ce site (en anglais).
Le tokamak JT-60SA est une évolution majeure du JT-60U. Apres avoir obtenu un premier plasma au mois d'octobre 2023, JT-60SA est devenu le tokamak le plus grand et le plus puissant au monde. Voir le site web (en anglais) pour plus d'informations.
K
KSTAR (Korea Superconducting Tokamak Advanced Research) est une machine de fusion magnétique installée au sein de KFE (Korea Institute of Fusion Energy) à Daejeon, en Corée du Sud. Elle est en opération depuis 2008. Voir le site web.
L
Présent dans les minéraux et le sel de la croûte terrestre, le lithium est le métal le plus léger, avec le numéro atomique 3. ITER testera des modules de paroi spécifiques contenant du lithium afin de « produire » du tritium (voir Production de tritium). En effet, le tritium peut être produit à l'intérieur du tokamak lorsque les neutrons s'échappant du plasma interagissent avec le lithium contenu dans la couverture tritigène.
M
Mega Amp Spherical Tokamak, situé à Culham, au Royaume-Uni. Voir ce site.
N
Au centre d'essai NBTF (Neutral Beam Test Facility) de Consorzio RFX (Padoue, Italie), le système de chauffage par injection de neutres sera testé avant son exploitation à ITER sur deux bancs d'essai : SPIDER (une source d'ions négatifs dimensionnée pour ITER) et MITICA (un injecteur de neutres de 1 MV). Voir cette page web.
NSTX-U est une importante modernisation du National Spherical Torus Experiment (NSTX), opere exploité entre 1999 et 2010 par le Princeton Plasma Physics Laboratory (USA). Actuellement en arrêt pour des réparations, NSTX-U reprendra les expériences en 2025. Voir ce site web.
Le nombre de protons dans le noyau d'un atome. Il caractérise de manière unique chaque élément.
O
P
La réaction de fusion deutérium-tritium (D-T) libère des neutrons de très haute énergie ainsi que des particules alpha (noyaux d'hélium). Les particules alpha sont constituées de deux protons et deux neutrons.
Production de tritium par réaction entre un neutron à haute vitesse issu d'une réaction de fusion et le lithium, un métal léger. ITER sera le premier dispositif de fusion à tester des modules de paroi spécifiques contenant du lithium afin de « produire » du tritium.
Le « produit triple » de la densité, du temps de confinement et de la température du plasma est utilisé par les chercheurs pour évaluer les performances d'un plasma de fusion. Ce produit triple a été multiplié par 10 000 au cours des cinquante dernières années d'expérimentation sur la fusion ; il suffirait de le multiplier encore par dix pour atteindre le niveau de performance requis pour une centrale à fusion. (Voir aussi : Critère de Lawson)
Q
R
S
Le tokamak indien SST-1 (Steady State Superconducting Tokamak) est opérationnel depuis 2013 à l'institut IPR (Institute for Plasma Research) de Gujarat. SST-1 produit régulièrement des plasmas d'une durée d'environ 500 ms, avec des courants dépassant 75 000 A pour un champ magnétique central de 1.5 T. Voir ce site en anglais.
T
Un tokamak exploité au sein de l'Institut Kurchatov de Moscou. Le tokamak T-15MD remplace le T-15, qui a été le premier tokamak à utiliser des aimants supraconducteurs pour contrôler le plasma.
Le Tokamak à configuration variable (TCV) est un réacteur de fusion expérimental exploité par l'École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse (EPFL). Voir ce site.
Le Tokamak Fusion Test Reactor (TFTR) est un tokamak expérimental construit au Princeton Plasma Physics Laboratory (New Jersey, États-Unis), dont l'exploitation a duré de 1982 à 1997. Voir ce site.
Installation de fusion à l'IRFM (Institut de Recherche sur la Fusion par confinement Magnétique, CEA Cadarache France) utilisant des bobines supraconductrices et exploitée dans le but d'étudier le fonctionnement des tokamaks à décharges longues. Tore Supra s'est transformé en profondeur à partir de 2013 pour tester l'un des dispositifs essentiels d'ITER—le divertor en tungstène. C'est le projet WEST.
Le troisième isotope de l'hydrogène, dont le noyau contient un proton et deux neutrons. Il est instable et se désintègre par rayonnement bêta avec une demi-vie de 12,3 ans. Sa faible abondance naturelle explique pourquoi les futures centrales à fusion devront « produire » leur propre tritium (voir Production de tritium).
Métal de numéro atomique 74, présentant un point de fusion élevé de 3687 K. ITER utilisera le tungstène comme matériau pour ses deux composants qui font face au plasma : la couverture et le divertor.
W
Le projet de modification du tokamak Tore Supra (France) pour tester l'un des dispositifs essentiels d'ITER—le divertor, la pièce la plus exposée au flux de chaleur et de particules généré par la réaction de fusion. Voir le site web.